RFID et carte USB pour les futurs billets de la SNCF

Et non pas les billets du futur. Car si les technologies utilisées par le transporteur sont éprouvées, elles sont concurrencées par les téléphones mobiles. Notamment au Japon. Mais c’est encore trop tôt affirme la SNCF.

La SNCF a choisi de travailler avec Neowave, détenteur de la technologie Weneo, pour tester dans les toutes prochaines semaines, un nouveau système de vente de billets et de franchissement de ses portillons sans contact. Se présentant sous la forme d’une clé USB de 4 GO – elle en a d’ailleurs la capacité de connexion, simple et immédiate, à n’importe quel micro-ordinateur -, il s’agit en fait d’une puce RFID, capable d’enregistrer de nombreuses informations relatives à son utilisateur. A commencer par celles concernant ses transactions puisque la première utilisation de cette carte va être de permettre un paiement sécurisé des titres de transports, depuis son domicile ou son bureau. Que tout ceux qui n’ont pas du, un premier du mois, se « farcir » la queue au guichet des cartes Orange, osent affirmer que cela ne les intéresse pas ! Une fois « chargée », la carte fait office de sésame au portillon, où elle est présentée sans contact.

Plusieurs questions cependant. La toute première concerne la sécurité de  l’ensemble. De fait, les informations rassemblées sur cette carte seront similaires à celles enregistrées avec la carte Navigo, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles prêtent à débat concernant la protection  de la vie privée (traçabilité des déplacements par exemple). Pas certain qu’une clé de ce type soit plus robuste, si elle tombe en de mauvaises mains.

Deuxième question, la fiabilité : nous avons été témoin d’une scène où le passager d’un bus présentant son passe Navigo, s’est vu reprocher son invalidité par le contrôleur. En cause, le lecteur de ce dernier, car le voyageur a pu lui produire une attestation de paiement. Qu’en sera-t-il avec une carte rechargée à la maison ? Faudra-t-il aussi éditer des certificats de paiement ?

Troisième question, plus anecdotique, le coût : la SNCF a botté en touche sur ce point en expliquant que la décision de faire payer ou pas le joujou incomberait aux autorités organisatrices de transport », par exemple le conseil général d’Ile de France. Enfin, on peut se demander si l’époque ne sera pas plutôt au téléphone portable, surtout quand on observe la prolifération de ses usages comme terminal de paiement sans contact au Japon. La SNCF répond qu’il est trop tôt, même si elle teste avec certains opérateurs des applications de chargement de billets, tickets de parking ou encore d’horaires. Il faudra tout de même bien qu’un jour, un grand acteur économique français se décide à lancer une application majeure de m-commerce !