Au petit jeu du comptage des prises raccordées et du nombre d’abonnés très haut débit, le câblo-opérateur vire largement en tête avec 7 fois plus de clients qu’Orange. Un leadership fragile au vu des technologies mises en œuvre (FTTB et FTTLA). Et qui ne fige en rien le partage du futur gâteau du très haut débit.
Pendant que le secrétaire d’Etat Eric Besson mène ses dernières consultations avant l’annonce probable d’un « plan » pour le (très) haut débit pour tous, France Télécom vient de casser l’ambiance en expliquant qu’il avait pris du retard dans le déploiement de la fibre optique et n’avait surtout pas beaucoup d’abonnés.
C’est décidément toujours le dernier cinquième des projets le plus dur. Nouvelle démonstration avec les aveux des opérateurs téléphoniques et de l’Etat, reconnaissant que 673 communes françaises allaient encore devoir patienter jusqu’en 2011 pour sortir des fameuses zones blanches.
Le câblo-opérateur s’inquiète de voir l’amendement, conquis de haute lutte auprès des députés, et qui prévoit de lui faciliter l’accès aux immeubles pour y poser, sans autorisation particulière, sa fibre optique, remis en cause par le Sénat. Il a donc lancé une pétition qui mélange un peu les choux et les carottes.
En marge du second forum du très haut débit, organisé par le Réseau Ideal les 25 et 26 juin en Charente, la Communauté d’Agglomération du Grand Angoulême a annoncé une initiative inédite pour câbler en priorité 3500 logements de son parc social en THD. La solution est une extension de sa DSP en cours pour le haut débit, assortie de la fourniture d’une « box » neutre chez les locataires. Des abonnements à moins de 20 euros par mois semblent possible.