Firefox, un navigateur qui trace sa route
L’éditeur Mozilla du navigateur open source Firefox a enregistré un record de téléchargements dans la même journée (8 millions !) pour la nouvelle version 3 du logiciel. Tant mieux pour eux mais ceci confirme aussi pour tous les responsables de site internet, en particulier, qu’il faut intégrer plusieurs systèmes cibles lors de leurs déploiements. Une si bonne nouvelle ?
Pour l’anecdote, Mozilla a donc fait inscrire au livre Guiness des records (aux côtés de l’omelette géante et de l’homme volant ?) que ce 17 juin 2008, plus de huit millions d’internautes ont téléchargé la nouvelle version (3) de son navigateur Firefox, un des logiciels libres les plus diffusés dans le monde. Ce qui n’est pas une surprise en soi : les estimations, parfois discordantes sur les évolutions à court terme, sont en revanche unanimes pour mesurer régulièrement la progression de « l’audience » de Firefox face à son grand concurrent Internet Explorer de Microsoft, lequel a l’immense avantage d’être « livré » sur la plupart des machines achetées par le grand public. Firefox flirte néanmoins aujourd’hui avec les 30% de parts de marché, IE avec les 70% et Safari d’Apple récupère quelques miettes.
La question de la popularité des navigateurs n’est pas anecdotique pour les concepteurs de sites internet, en particulier ceux du secteur public. Entre la volonté de se conformer le plus possible à des standards technologiques patentés (Firefox) et de tenir compte des pratiques majoritaires des utilisateurs (Internet Explorer), ils sont obligés – et on le voit dans ces chiffres, de manière durable – d’adresser deux types de postes clients. Car toutes les dénégations du monde n’y feront rien : une application ne fonctionnera pas de la même façon si le navigateur diffère. Nous en voulons pour preuve cette anecdote : parmi les premiers utilisateurs de Vista l’année dernière, un bon citoyen qui voulait s’inscrire auprès de la DGI sur le site des impôts pour consulter son dossier fiscal, s’est vu suggérer par le technicien contacté après moult tentatives infructueuses de vérification de son identité, de télécharger Firefox « pour que cela fonctionne mieux ». Une question taraudante l’obsède depuis : à qui a profité le crime open source à la DGI ?