Fibre optique : les opérateurs s’assoient autour d’une table ronde

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Le haut débit, çà s’organise…

 

Sous la pression d’Eric Besson semble-t-il, les 4 opérateurs impliqués dans le déploiement de la fibre optique et la constitution d’une offre très haut débit la plus étendue possible en France, ont accepté de  réfléchir à rapprocher leurs points de vue sur la mutualisation. Ce qui est très bien mais n’aurait-on pas perdu un an au passage ?

 

A l’inverse de ce qu’ont titré certains confrères un peu vite –  les opérateurs signent un accord de mutualisation de la fibre optique -, les trois mousquetaires du très haut débit (Free, Numericable, Orange et SFR) viennent seulement d’accepter de s’asseoir autour d’une table pour en parler. Ce qui est réel progrès, il faut en convenir. Jusqu’à présent, les opérateurs en question tiraient à hue et à dia, chacun y allant de sa proposition en matière de partage des lignes en place et à venir, et empêchant l’Arcep, pourtant désignée à maintes fois par le gouvernement comme médiateur naturel, de jouer pleinement son rôle. De ce fait, la situation actuelle est devenue plus complexe qu’il y a un an, lorsque déjà, de nombreux acteurs comme l’Avicca réclamait un pilotage au plus haut niveau d’un plan du très haut débit qualifié alors de vital pour la France.

Plus complexe entre autre parce que les opérateurs ne se sont pas contentés de traîner la patte pour  trouver un accord global, ils ont aussi passé des accords bipartites ou fait des choix technologiques très engageants. Ainsi, tandis que Orange et SFR poussaient le modèle dit monofibre (une seule fibre, posée par un opérateur, alimente plusieurs abonnés), rejoints ensuite par Numéricable, Free optait pour celui dit du multifibre (une fibre par opérateur et pour chaque abonné).

Du coup, le premier travail du comité de pilotage enfin mis en place va consister… à évaluer les différents modèles testés, avant de publier des recommandations sur la meilleure voie à suivre, aussi bien en termes techniques, qu’économiques et mêmes réglementaires (exercice de la concurrence). On pressent de longs débats, de beaux jours pour les lobbyistes et pas forcément une solution rapide. Seule consolation, si on peut dire : par les temps qui courent, et vu le manque d’engouement du – encore maigre – public auquel les premières offres haut débit ont été proposées, il n’est peut être pas si urgent de se presser….